Nouvelles tensions : Turquie pkk plusieurs articles Daech/Kurdistan : les jeux de dupes d'Erdogan



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Nouvelles tensions : Turquie - PKK

Plusieurs articles



Daech/Kurdistan : les jeux de dupes d'Erdogan

Par Ara Toranian

armenews.com - 26/7/2015

En menant de soi-disant frappes parallèles contre les positions de Daech en Syrie et du PKK en Irak, les autorités turques se sont une nouvelle fois livrées à cet art consommé de la manipulation qui a fait les grandes heures de leur histoire. De nombreux médias ne sont-ils pas en effet tombés dans le panneau, en titrant sur le changement de stratégie de la Turquie à l’égard de l’Etat islamique, dont chacun convient désormais qu’il bénéficiait jusqu’alors de la complaisance d’Ankara. En levant leur veto sur l’utilisation à des fins anti-Daech de la base américaine d’Incirlik, ce qui était tout de même un comble pour ce pseudo pilier de l’OTAN, les dirigeants turcs veulent visiblement donner le sentiment d’une évolution de leur politique, de moins en moins comprise sur la scène internationale. Une impression qu’ils espèrent voir crédibiliser par des frappes contre des positions djihadistes en Syrie, mises en exergue à grand renfort d’effets d’annonce. Mais qu’en est-il vraiment ?

Après le choc qui a suivi le terrible attentat-suicide de Suruc, lequel a valu à Erdogan de nombreux télégrammes de condoléances - dont celui de l’Arménie - il est apparu très vite que ce massacre (32 morts) visait en réalité au moins autant le mouvement kurde que l’Etat turc stricto sensu. Et qu’il n’était dès lors pas impossible que la responsabilité d’Ankara, dont le double jeu à l’égard de Daech n’a d’égal que son hostilité envers des Kurdes, soit mise en cause dans cette boucherie. La réaction immédiate du PKK qui a exécuté deux policiers turcs estimés complices des islamistes dans cet attentat a montré en tout cas les limites de sa crédulité vis-à-vis d’Erdogan.

En autorisant l’usage de la base d’incirlik et en frappant Daech, ce dernier a en réalité surtout procédé à une classique manoeuvre de diversion pour détourner l’attention de son objectif premier qui est d’affaiblir le mouvement kurde. L’ouverture de la base américaine, dont les forces de la coalition ont pu se passer jusqu’à présent, ne semble en effet revêtir à ce stade des opérations qu’une portée purement symbolique. Quant à la pertinence militaire des attaques aériennes hautement revendiquées contre les islamistes, elle laisse dubitatif. Selon les Kurdes, elles n’auraient en effet atteint que des cibles dénuées de tout intérêt stratégique. Ce qui ne serait pas le cas de celles anti-PKK lancées le 24 juillet dans les régions de Qandil, Xakurke, Behdinan, Zap, Gare, Haftanin, Basya, Metina et Avaşin. « Des bombardements qui auraient fait des morts parmi la population civile ainsi que des dégâts matériels importants », d’après un communiqué du Congrès national du Kurdistan.

Même s’il s’échine à brouiller les cartes, le jeu d’Erdogan apparaît somme toute dans cette affaire assez clairement. Notamment à l’égard de sa perception des risques de renforcement de la résistance armée kurde le long de ses frontières, ressentis comme une menace pour l’intégrité territoriale turque. C’est ce danger qu’il n’a de cesse de vouloir conjurer, comme l’a attesté la passivité de ses soldats qui ont assisté armes au pied à l’agression djihadiste contre Kobané pendant des mois. Mais comment affaiblir les Kurdes, qui sont sur le terrain le seul rempart crédible contre les barbares de Daech, sans jeter le masque et déclencher la réprobation de ses alliés, un tollé du monde civilisé ? Erdogan, dont le nationalisme ombrageux se nourrit de narcissisme, a cru trouver la solution en faisant mine de radicaliser sa position à l’endroit de Daech, pour en réalité mieux frapper son ennemi principal, la résistance kurde. Ce qui in fine revient sur le terrain à renforcer Daech...

Les autorités turques sont familières de ce type de manigances. YouTube avait publié en mars 2014 une conversation bien intéressante entre le Premier ministre Ahmet Davutoglu, les chefs des armées Yasa Guler, et le responsable du renseignement Haka Fidan, dans laquelle ces trois « stratèges » envisageaient de lancer depuis la Syrie une fausse attaque contre la Turquie de manière à justifier une intervention militaire en retour et annexer une partie du territoire voisin en guerre. La situation d’aujourd’hui, qui procède de la même logique, repose la question de la force de nuisance d’un nationalisme turc qui entend d’autant plus jouer les premiers rôles, qu’il vient de subir un revers électoral, avec notamment l’introduction dans son propre parlement du HDP pro-kurde, et que son vieux rival dans la course au leadership régional, l’Iran, fait un come back spectaculaire sur la scène internationale et locale.

Les occidentaux, et en premier lieu les Etats-Unis, seront-ils à nouveau dupes des manoeuvres de l’Etat turc, alors qu’ils forment dans la bataille anti-Daech une sorte de front uni avec les unités de défenses populaires kurdes (YPG), liées au PKK, les uns en tant que forces aériennes, les autres en tant que forces terrestres ? Enfin, à force de jouer avec Daech, dont l’apprenti-sorcier Erdogan a encouragé jusqu’ici le développement, la Turquie ne risque-t-elle pas d’être contaminée à son tour par ce conflit dont elle espérait tirer profit contre son voisin syrien en soufflant sur les braises islamistes ?

Des questions qui intéressent au plus haut point la sécurité de l’Arménie, et derrière lesquelles se dessine celle de la complaisance occidentale à l’égard de cet hypernationalisme turc dont l’histoire a montré, à travers l’extermination des minorités chrétiennes du pays, qu’il n’était jamais aussi dangereux que lorsqu’il s’essayait à instrumentaliser le djihadisme.



http://www.armenews.com/article.php3?id_article=114445


Pour le PKK, les conditions du cessez-le-feu n'existent plus après l'agression turque

Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont jugé samedi que les conditions du cessez-le-feu décrété en 2013 dans le conflit qui l’oppose à la Turquie n’existaient plus après les frappes aériennes turques de la nuit, qualifiées d’“agression“.

“Les conditions du maintien du cessez-le-feu ont été rompues (...) face à ces agressions, nous avons le droit de nous défendre“, ont écrit les Forces de défense du peuple (HPG), l’aile militaire du PKK, dans une déclaration sur leur site internet.

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée de l’air turque a bombardé sept positions du PKK, abris, hangars ou lieux de stockage de munitions dans les monts Kandil, sa base arrière de l’extrême nord de l’Irak.

Cette attaque a fait un mort et trois blessés parmi les combattants du PKK, selon sa déclaration.

Le gouvernement islamo-conservateur turc a ordonné ces frappes après une série d’attaques attribuées ces derniers jours à des militants proches du PKK contre des membres des forces de sécurité turques.

Le mouvement kurde a ainsi revendiqué mercredi l’assassinat de deux policiers dans la ville de Ceylanpinar (sud-est), à la frontière avec la Syrie, en représailles à l’attentat suicide de Suruç (sud), attribué au groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a fait 32 morts et une centaine de blessés parmi de jeunes militants de la cause kurde.

Le régime du président Recep Tayyip Erdogan a engagé à l’automne 2012 des discussions de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, pour tenter de mettre un terme à la rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984. Ce processus n’a abouti à aucun accord.

“L’histoire retiendra la date du 24 juillet comme étant celle où Erdogan et son gouvernement de l’AKP (Parti de la justice et du développement) ont commis leur plus grave erreur politique et militaire“, a conclu le PKK dans sa déclaration.

Les autorités du Kurdistan d’Irak ont condamné samedi les raids de l’armée turque contre des positions des rebelles kurdes turcs du PKK sur leur territoire.

Le président de cette région autonome du nord de l’Irak, Massoud Barzani, a appelé le Premier ministre turc Ahmed Davutoglu pour lui exprimer son “mécontentement quant à la dangerosité de la situation“, selon le texte.

M. Barzani a demandé à ce que cesse l’escalade, ajoutant que “la paix était la seule façon de résoudre les problèmes, et que des années de négociations valent mieux qu’une heure de guerre“, a ajouté le communiqué. M. Davutoglu avait affirmé plus tôt dans la journée que M. Barzani lui avait exprimé sa “solidarité“ lors d’une conversation téléphonique. Un porte-parole en Irak des rebelles turcs du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Bakhtiar Dogon, a affirmé à l’AFP qu’un combattant avait été tué et trois blessés dans les frappes qui ont commencé tard vendredi et ont duré une bonne partie de la journée de samedi.

Selon une source médicale, deux civils, dont un enfant de 12 ans, ont été blessés dans les raids.

L’Iran a demandé samedi le respect de la “souveraineté nationale“ des Etats dans la lutte contre le terrorisme après les bombardements turcs en Syrie contre le groupe jihadiste Etat islamique

“Toute action qui aboutit à l’affaiblissement des gouvernements nationaux peut, dans les faits, encourager les groupes terroristes à accomplir leurs actions criminelles“, a-t-elle dit.

Mme Afkham a ajouté que l’Iran accueillait favorablement “la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme“. Elle semble faire allusion au fait que la Turquie n’avait pas coordonné son intervention en Syrie avec le régime Assad.

Puissance chiite, l’Iran est le principal soutien régional des gouvernements syrien et irakien et apporte une aide financière à ces deux pays, où il envoie aussi des conseillers militaires, pour lutter contre les groupes jihadistes.

Téhéran accuse les pays occidentaux, les monarchies arabes du Golfe et la Turquie d’avoir favorisé l’émergence des jihadistes de l’EI en soutenant les rebelles syriens. (EI).

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=114441

.../...


Turkey's new strategy against the Kurds


By Moon Of Alabama

"Information Clearing House - 25/7/2015


Turkey Launches War On Islamic State's Worst Enemies - The Kurds
" - Since 2013 a ceasefire

between the state of Turkey and Kurdish PKK rebels in south-east Turkey

held up well. The government pledged some support for Kurdish cultural

autonomy and in return the ruling AK Party gained votes from parts of the

Kurdish constituency. The AKP government also has good relations with the

Kurds in north Iraq. It buys oil from the Kurdish regional government and

supports the kleptocracy of the ruling Barzani clan in that autonomous

Iraqi region.


The PKK is a militant Kurdish organization in Turkey. The equivalent in

Syria is known as YPG. In Iran the group is called PJAK and in Iraq HPG.

The HDP party in Turkey is the political arm of the PKK. The PYD is the

political arm of the Syrian YPG. All these are essentially the same

egalitarian, secular marxist/anarchist organization striving for Kurdish

autonomy or independence.


Turkey has now reopened its war on the PKK Kurds in Turkey, Iraq and in

Syria. Turkish police rounded up hundreds of Kurdish activists in Turkey

and tonight dozens of Turkish fighter planes attacked PKK positions in

Syria and Iraq. This war is likely to escalate and will be long and bloody.

It will be mostly fought on Turkish ground. How did it come to this?
The war on Syria and support by Turkey for even the most radical islamists

fighting the Syrian government changed the relations with the Kurds. It is

undeniable that Turkey not only supports the Free Syrian Army but also the

Syrian al-Qaeda affiliate Jabhat al-Nusra and the Islamic State in Iraq and

Syria. Turkey is the transit country for international suicide bomber

candidates joining these organizations. Weapons, ammunition and other goods

are smuggled into Syria with the help of the Turkish secret services and

the Islamic State exports oil to Turkey. The Islamic State is recruiting



in Turkey and is believed to have many sleeper cells throughout the country.


When the Islamic State attacked Kurdish positions in Kobane in north Syria

the U.S. intervened on the side of the Kurds. Turkey was miffed and at

first blocked all support. The Kurds in Kobane are, like the Kurdish rebels

in Turkey, organized in the PKK/YPG. They want an continuous autonomous

region in north Syria connecting all Kurdish enclaves along the Turkish

Syrian border.


Ankara fears that such a region could be joined by the Kurdish areas in

south-east Turkey. This would be a threat to the Turkish state. *Turkey

wants to gain land in the war on Syria not lose any. Idleb and Aleppo in

Syria and Mosul in Iraq are regions that Erdogan would like to add to his

realm.*
As the Kurds in Syria as well as Iraq had some success in fighting against

the Islamic State and increased their territories the Turkish AKP

government saw its plans in shambles. Additionally the AKP lost in the

recent elections in Turkey while the Kurdish HDP party, for the first time

in its history, joined the Turkish parliament. Without a solid

parliamentary majority Erdogan's plan of becoming the almighty president

over a larger, Ottoman Turkey

is finished.


To change the situation Erdogan decided to reopen the war against the Kurds

under the disguise of joining the U.S. war against the Islamic State.


On July 20 a bomb exploded during a meeting of young socialist Kurds in the

southern border town of Suruç. Some thirty people were killed and over a

hundred wounded. Turkey immediately attributed the attack to the Islamic

State but IS never claimed the attack. The Kurdish PKK immediately blamed

the Turkish state and accused it of collusion with the Islamic State. The

next day the PKK killed two Turkish police officers in revenge for the

bombing.
Last year secret audio tapes leaked

of conversations between the Turkish prime minister and the head if the

Turkish secret service. They planned a false flag attack against Turkish

targets as a pretext to invade Syria. The PKK assumption that Turkey

colluded with the Islamic State to attack Kurds in Turkey is thereby quite

plausible. The claimed



"intelligence failure" that allowed the attack seems to be a mere smoke

screen. The attack gives Turkey a public relation talking point that it is

fighting the Islamic State



while in reality Turkey is attacking those Kurds who are fighting the

Islamic State.
On Wednesday Turkish police raided hundreds of homes all over the country.

The mass arrests was sold as an action against Islamic State fighters. But

beside a few well known IS functionaries hundreds of Kurdish activists and

leftists politicians were taken



into custody. Demonstrations and riots by Kurds in Istanbul and other

cities increased. Today Turkish courts banned Kurdish news agencies and

media. Turkish media and the Internet in Turkey are again partially censored



.
Why would Erdogan now launch a war against the Kurds? What are his aims?

These come to mind:
- Prevent the unification of Kurdish cantons in north Syria which the

Islamic State lost after the Kurdish offensive.

- Maintain secure supply routes to AlQaeda, the Islamic State and other

anti-Syrian groups with the long term aim of incorporating north Syria into

Turkey.

- Rally nationalist for a new round of elections to Erdogan's side. Shut



out the Kurdish HDP from the next election to again win an outright AKP

majority.

- Gain support from the Turkish army which is a political opponent of

Erdogan but sees the bigger danger in a possible Kurdish autonomy.


Yesterday the Turkish government announced that it would open the Incirlik

air base for U.S. attack flights against the Islamic State. It also claimed

that the U.S. had agreed to set up a no-fly zone over Syria. The U.S.

officially

denied

the later. Turkey fighter jets flew a few attacks against alleged Islamic

State targets in north Syria. The Kurds say the Turks only bombed some

empty houses. The official announced plan



seems to differ from what the Turks are actually doing:


Turkey and the United States have agreed on a military action plan with the

objective of clearing the Turkish-Syrian border of jihadist terrorists in

what the two countries have called the Islamic State of Iraq and the Levant

(ISIL)-free zone.

...

The plan crafted by Ankara and Washington foresees the deployment of FSA



units to this area if ISIL is completely cleared from that particular zone,

which would both prevent the Syrian Democratic Union Party (PYD) from

further expanding its influence towards the West and create a safe

environment for either sheltering Syrians fleeing violence or those who

want to return to their homelands.
Last night the Turkish air-force went on an all out attack against Kurds

in Iraq not against Islamic State fighters or positions. Several dozens

Turkish jets attacked PKK postions in north Iraq. These jets allegedly flew

through Syrian air space. This is an attack against the group that was,

with international support, most successful in fighting against the Islamic

State. One wonders how much of this part of the plans was agreed upon with

the United States.
Does the U.S. collude with Ankara in the now open war against the Kurdish

PKK? How then can it then continue to use the PKK/YPG as an ally against

the Islamic State?
The U.S. position is confused

:
Obama administration officials acknowledged the PKK and YPG have links and

coordinate with each other in the fight against Islamic State, but they

said the U.S. continues to formally shun the PKK while dealing directly

with YPG. The groups operate under separate command structures and have

different objectives, the officials said.

...

Just two years ago, President Barack Obama told Turkey the U.S. would



continue to aid its battle against PKK `terrorists.' The U.S. continues to

share intelligence about the PKK with Turkey, and military officials from

the two countries sit together in an Intelligence Fusion Cell in Ankara

established by the George W. Bush administration to help Turkey fight the

group.
But now, `the U.S. has become the YPG's air force and the YPG has become

the U.S.'s ground force in Syria,' said Henri Barkey, a former State

Department analyst on Turkey now at Lehigh University.
Again, the PKK and the YPG are not really distinct organizations. They are

essentially the same. It seems that the U.S. is now helping the Turkish

government, which supports the Islamic State, to target Kurdish positions

while at the same time giving air support to the same Kurds against the

Islamic State.
Who in Washington came up with such a lunatic policy position and what is

the real aim behind it?


New War On Armenia's Doorstep?: Kurds, Turks End Truce

By NAIRA HAYRUMYAN

ArmeniaNow - 27/7/2015


Another wave of tensions in the relations between Kurds and the Turkish state may change the balance of forces in the region and even reshape its borders, which cannot but have influence on Armenian affairs as well.


Turkey convenes on Tuesday, July 28, an emergency meeting of ambassadors of NATO-member countries to discuss the situation in the region. Previously, Turkey carried out strikes against militants of the Islamic State in Syria and the Kurdistan Workers Party (PKK) in Iraq. Kurds stated about the end of truce with Turkey.
Turkish leaders do not conceal that they fear the creation of a large Kurdish state. After Kurds began to defeat the Islamic State n Syria and Iraq, Turkey sensed a threat of the creation of a Kurdish state, which is supposed to cover also part of modern-day Turkey's territory.
Earlier, Turkish leaders have supported the establishment of a Kurdish state in the territories of Syria and Iraq, but, apparently, now the territorial integrity of Turkey itself is at stake.
Turkey began to deliver strikes at Kurdish forces after talks between the presidents of Turkey and the United States. Experts say that U.S.

President Barack Obama gave his Turkish counterpart Recep Tayyip Erdogan a "carte blanche" to resolve the Kurdish issue. At the same time, U.S. Secretary of Defense Ashton Carter traveled to Iraqi Kurdistan for talk to its President Masoud Barzani. They are likely to have discussed the organization of Kurdish resistance.


In its turn, the Iranian Foreign Ministry said that Turkey's attempts to violate the territorial integrity of other countries should be condemned. Thus, almost certainly one can speak about Turkey's entering a big war in the Middle East, the result of which may be the reshaping of boundaries with the establishment of Kurdistan as a state. Judging from the developments, this process will be led by the United States, which a century ago failed to divide the Middle East according to its own vision.
The new Kurdish state, whose map is going around the Internet, also includes some historical Armenian lands. Armenia officially states that it has no territorial claims to Turkey. However, the Armenian Diaspora has for decades been lobbying for the return to the Ottoman Empire's partition plan known as Woodrow Wilson's Arbitrary Act. Under this document, most of the land that may be attached to Kurdistan had been given to Armenia.
Official Yerevan has not responded to the events in neighboring Turkey yet. Diyarbakir (former Tigranakert) is considered to be the unofficial capital of Turkish Kurdistan. It is not far from the border with the Republic of Armenia.
http://armenianow.com/news/region/65695/armenia_turkey_kurds_end_of_truce




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